Der Wille zum Nichtwissen. Skizze einer Poetik

Depuis Nietzsche, la philosophie de la modernité a critiqué la notion de 'vérité’ en réclamant un concept de 'non-savoir’ qui serait capable de déstabiliser la métaphysique. Cette volonté de non-savoir prend ses racines dans la tragédie grecque, par exemple chez Eschyle qui, dans son Prométhée, a démontré que l’homme ne peut survivre qu’en se trompant sur la fin de ses jours. Dans le siècle des Lumières, Locke et Kant ont contribué à élaborer une notion de non-savoir, dont le contraire serait, chez Kant, l’esprit et la faculté de jugement. Même la tragédie allemande la plus célèbre, le Faust de Goethe, démontre dès ses premiers mots le pouvoir du non-savoir sur l’homme. En se référant à l’opposition entre la bêtise et l’esprit, une poétique du non-savoir examine des phénomènes comme l’espoir, la curiosité et l’amour en tant que témoins philosophiques et littéraires des limites du savoir humain.