« Le Pise : Ô ma divine maîtresse !… ». L’architecte François Cointeraux (1740-1830) et la poésie du Pise de Terre

La seconde moitié du XVIIIe siècle voit une réévaluation des arts et métiers qui doit beaucoup à des entreprises éditoriales comme les Descriptions des arts et métiers et l’Encyclopédie. Celles-ci sont le fait d’institutions savantes (l’Académie des sciences) ou d’intellectuels rompus aux mots et à leur usage (Diderot et D’Alembert). Si leurs auteurs ont enquêté, visité des ateliers, rencontré des artisans, s’ils se sont informés auprès de praticiens, ils ont ordonné, mis en mots et en discours et finalement théorisé des pratiques et des usages, des tours de main, des « secrets » de métier, des savoir-faire techniques dont ils n’avaient qu’une approche très indirecte et une connaissance déléguée.