Les Faux-monnayeurs au prisme de l’économie monétaire : une relecture -de Gide sur les traces de Jean-Joseph Goux

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Résumé : On peut faire des Faux monnayeurs une lecture économique. Inspiré par les travaux de son oncle Charles Gide, Gide romancier pense les questions de la parenté, de l’échange, de la parole et de la valeur littéraire au prisme de l’économie monétaire de la fin du XIXe siècle. Ces traits analysées par Jean-Joseph Goux témoignent cependant d’un mouvement ambigu ; refus de la possession, mais spéculation sur l’art, éloge de la pauvreté, refus de l’ascétisme protestant mais ascèse esthétique ; au jeu du « qui perd gagne », le personnage gidien entretient à l’œuvre un rapport qui ne se résout jamais dans un résultat, un produit consommable, mais dans l’improductivité d’un travail littéraire qui se substitue à l’œuvre « finie ».