Le Scientifique; entre histoire et fiction

Le Sélectif, sous la direction de Jean-François Chassay Aujourd’hui encore, spontanément, le public conçoit mal qu’on puisse rapprocher disciplines artistiques et disciplines scientifiques, entérinant ainsi implicitement la division entre « les deux cultures » décrétée dans la première moitié du XXe par l’écrivain Charles Percy Snow. Pourtant, depuis toujours, la littérature puise dans l'activité produite dans les laboratoires de recherche des modèles, des formes, des métaphores. Les écrivains s’inspirent même parfois de figures canoniques du monde scientifique pour écrire des textes de fiction. C’est à ce dernier phénomène que la bibliographie qu’on lira ici veut s’intéresser. Si on en retrouve des traces dans des textes écrits il y a de cela très longtemps, on en note cependant un accroissement spectaculaire au cours des dernières décennies du XXe siècle. Comment expliquer de tels choix esthétiques? Pourquoi traverser ainsi la frontière entre réalité et fiction?

Réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres

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Réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres Revues, institutions, lieux, figures Sous la direction de Julien Knebusch et Alexandre Wenger   Téléchargez le volume complet au format PDF : Réseaux médico-littéraires ISBN numérique PDF : 979-10-97-361-07-5   Résumé : Le dialogue entre médecins d’une part, poètes et écrivains de l’autre, s’avère particulièrement intense au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Savoirs à l’oeuvre. Essais d’épistémocritique

Stendhal: Armance entre savoir et non-savoir; Jarry: Les Savoirs du Surmâle; La Raison de Roussel; L’Initiative aux mots: la linguistique de Mallarmé; Littérature et complexité: Le cas Lautréamont; La Dissymétrie: Saussure et Karcevsky; Ecire en langues: la linguistique d’Artaud; Le polylogue poétique de Valery Larbaud; Les Dangers de la curiositié: Désir de savoir et logophilie chez Paul Tisseyre-Ananké; Michel Serres et le mystère des origines; Les Trois savoirs de la fiction.

Table des matières

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Actes du colloque international Projections : des organes hors du corps (13-14 octobre 2006) Table des matières Hugues Marchal et Anne Simon – Présentation 1 Le séminaire Organismes : écriture et représentation du corps interne au XXe s. 7 1. Limites du sujet Michel Collot – L’espace-corps 9 Michel Pierssens – Ectoplasmes et invisibles fluidiques 17 Magali Le Mens – L’œuvre comme sécrétion corporelle 36 2.

Jules Verne et la vulgarisation scientifique

Vingt mille notes sous les textes — Daniel Compère Le document chez Jules Verne : valeur didactique ou facteur de configuration romanesque ? — Philippe Scheinhardt Technologies et société du futur : procédés et enjeux de l’anticipation dans l’œuvre de Jules Verne — Julien Feydy Les Voyages extraordinaires ou la chasse aux météores — Christian Robin Cartonnages et illustrations : de Jules Verne à Robida — Sandrine Doré et Ségolène Le Men

Introduction

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Dans son numéro de février 1931, la revue française Art et médecine reproduit en pleine page une photographie prise à l’occasion de l’un des « dîners d’Art et médecine »1. On y reconnaît les poètes Paul Valéry et Luc Durtain entourés de médecins, au rang desquels figure le Dr François Debat, directeur des prospères laboratoires dermatologiques qui portent son nom, propriétaire de la revue et financeur des dîners en question. Art et médecine est elle-même une revue luxueuse, richement illustrée, proposant des commentaires d’œuvres littéraires et des reportages artistiques aussi bien que des éloges médicaux. Outre celle des médecins, elle s’adjoint la participation régulière d’écrivains reconnus tels que Jean Cocteau, Pierre Mac Orlan, François Mauriac, Jules Romain, Maurice Maeterlinck, Paul Morand, ou encore de personnalités comme Georges Duhamel et Henri Mondor, qui ont un pied dans le monde médical et l’autre dans celui des lettres. Une telle photographie constitue une archive intéressante car elle montre le caractère artificiel de la séparation entre les lettres et les sciences. Elle soulève des questions qui sont autant de portes d’entrée novatrices et inédites dans l’histoire des liens entre médecine et littérature : quel idéal commun motive la rencontre des personnalités qui figurent sur cette photographie ? Pourquoi se laissent-elles représenter côte à côte ? Quelle place une revue telle qu’Art et médecine occupe-t- elle dans les paysages médical et littéraire du début des années 1930 ?

Table des matières

Table des matières   Préface, Éléments pour une histoire de la séparation des sciences et de la littérature Anne-Gaëlle Weber 5     Des belles lettres à la littérature   Fractures et jointures entre bonnes et belles lettres au XVIIe siècle Claudine Nédelec   15 Les satires ménippées de la science nouvelle : la littérature comme avenir de la sagesse ?

SOMMAIRE

Eighteenth-Century Archives of the Body Conference Proceedings of the International Workshop Archives of the Body. Medieval to Early Modern, Cambridge University, 8-9 Sept. 2011

Introduction

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Ce recueil d’articles rassemble les actes d’un colloque de jeunes chercheurs, « Littérature et sciences au XIXème siècle », qui s’est tenu en 2015 à l’École Normale Supérieure d’Ulm. Ces travaux ont pour point de départ une enquête raisonnée sur la forme des croisements possibles entre des discours apparemment hétérogènes, en particulier par l’intégration de savoirs scientifiques au cœur de la création littéraire. Dans la continuité d’études transdisciplinaires portant sur la bipartition entre les lettres et le savoir au XIXème siècle, il s’agit d’envisager en diachronie l’émergence d’un partage pérenne entre deux champs souvent jugés irréconciliables, en s’interrogeant sur ce que les pratiques, les discours et les méthodes scientifiques ont pu apporter à la création littéraire durant cette période, mais aussi en quoi un regard informé par l’histoire des sciences et les technologies actuelles peut enrichir la lecture des œuvres de l’époque. Sous quel visage la science s’invite-t-elle dans les romans, la poésie ou la critique ? Est-elle un contenu, une méthode, une forme discursive, une source d’inspiration ? Fait-elle autorité, constitue-t-elle un repoussoir ? Et que peuvent apporter les connaissances historiques et scientifiques d’aujourd’hui pour la lecture des textes d’alors ? Les diverses contributions de ce recueil s’attachent à définir en commun une cartographie de ces effets de convergence, à travers des études de cas s’inscrivant sur la limite, souvent floue et poreuse, qui sépare la littérature et la science, autant qu’elle les rassemble. Mots-clés : Savoir, Sciences, Littérature, Épistémologie, Scientificité, Littérarité, Transdisciplinaire.

Table des matières

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Théâtre et Médecine Table des matières   Avant-propos Florence Filippi 6     Introduction Pour une poétique de la pratique médicale Julie de Faramond et Florence Filippi 9     Chapitre 1 : Malade et imaginaire 22     Modulations comiques : médecins, médecine et maladie dans le théâtre de Molière Patrick Dandrey 23     Opérateurs et charlatans dans le théâtre de foire au XVIIIe siècle Pierre Baron 33     Images du médecin dans le théâtre de la monarchie de Juillet Patrick Berthier 53     Chapitre 2 : Vices et vertus thérapeutiques du théâtre 73     Un recul en avant.

Table des matières

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Actes du colloque « La Poésie scientifique, de la gloire au déclin »,  Montréal, 15-17 septembre 2010 Table des matières Introduction 5 Vues d’ensemble : un débat insoluble ? 19 Muriel Louâpre – La poésie scientifique : autopsie d’un genre 21 Jean-Pierre Luminet – Renaissance de la poésie scientifique : 1950-2010 43 Un genre partout établi ?

Introduction

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Nous nous sommes engagés à partir de 2007, avec d’autres chercheurs, dans le projet Euterpe : la poésie scientifique en France de 1792 à 1939, parce nous nous étions heurtés, en suivant des voies diverses, à un obstacle commun. Nous trouvions au XIXe siècle, et parfois fort tard, des textes relevant d’un genre de poésie qui n’aurait pas ou plus dû exister à cette date. D’abord prises pour des isolats, ces œuvres, dont la science contemporaine constitue le principal sujet, s’avéraient assez nombreuses pour former une ligne continue, des lendemains de la Révolution jusqu’à l’aube du dernier siècle. Davantage, ces textes faisaient l’objet d’un intense débat, mobilisant durant toute la période des noms restés célèbres. Or de ces œuvres comme de ces polémiques les manuels d’histoire littéraire ne gardaient pas trace. Au mieux, ils rappelaient que la fin des Lumières et le Premier Empire avaient porté au firmament des poètes « didactiques » ou « descriptifs », comme Jacques Delille, chantre de l’histoire naturelle ou de la physique ; mais cette production n’avait pas de postérité

Préface Éléments pour une histoire de la séparation des sciences et de la littérature

La discussion entre Goethe et Schiller sur la nature de la Urpflanze est bien connue : à Schiller qui décrétait « Das ist keine Erfahrung, das ist eine Idee », Goethe répondait : « Das kann mir sehr lieb sein, daβ ich Ideen habe, ohne es zu wissen, und sie sogar mit Augen sehe » . La plante « originelle » qui contiendrait en germe toutes les formes botaniques passées et futures serait donc, d’après son inventeur, aussi réelle qu’idéale. Goethe mit un certain temps à trouver un dessinateur digne, à ses yeux, de dresser les planches du Versuch die Metamorphose der Pflanzen zu erklären. L’honneur revint à Pierre-Jean-François Turpin qui avait illustré l’Organographie végétale d’Auguste-Pyrame de Candolle en 1827. Le même Turpin présenta en 1837 à l’Académie des sciences l’illustration de la Urpflanze, illustration reprise la première traduction française des « œuvres d’histoire naturelle de Goethe », éditée en 1837 par Charles Martins et commentée en ces termes : « La planche III, dont il avait déjà conçu l’idée depuis 1804, est la réalisation de la métamorphose au moyen d’une plante, dont l’ensemble est idéal tandis que toutes les parties qui la composent se retrouvent isolément sur divers végétaux » . L’archétype ou l’origine idéale de toutes les formes botaniques, sur le dessin de Turpin, se présente comme une plante luxuriante et monstrueuse, reconstruite a posteriori à partir de tous les types connus et classés et contenant donc, rétrospectivement, tous les développements possibles des végétaux. La Urpflanze, aussi bien décrite par Goethe que dessinée par Turpin, pourrait aisément devenir le symbole d’une entreprise d’élaboration rétrospective de l’histoire de la séparation des sciences et de la littérature, oscillant entre l’observation, dans des textes littéraires et savants, de la manière dont la séparation joue et se dit et l’idéal d’une séparation des sphères décrétée a posteriori. Téléchargez cet article au format PDF: pdf/preface.pdf

Panorama des revues médico-littéraires à l’Entre-deux- guerres

Entre les années 1920 et 1930 surgissent de nombreuses revues à vocation littéraire, voire poétique, éditées par les médecins pour les médecins, qui se retrouvent ainsi mis en réseau. Cet article propose de passer en revue les principales publications médico-littéraires de l’Entre-deux-Guerres, et de s’interroger sur le rapport que ces évadés de la médecine entretiennent avec leur pratique scripturaire. Comment les médecins intègrent-ils l’écriture, ce « violon d’Ingres », dans leur ethos scientifique? Quelle esthétique défendent-ils dans des productions voulant témoigner du mariage entre l’art et la médecine, alors même que les avant-gardes littéraires et la technicité accrue de la science semblent signer leur divorce ? mots-clés : revues médico-littéraires, Entre-deux-guerres, figure du poète-médecin, liens entre poésie et médecine, réseaux.

Crédits et Table des matières

Ce livre a été réalisé au sein du Projet de Recherche ILICIA. Incripciones literarias de la ciencia. Lengua, ciencia y epistemología du Ministerio de Economía y Competitividad d‘Espagne (Proyectos de I+D, del Programa Estatal de Fomento de la Investigación Científica y Técnica de Excelencia, Subprograma Estatal de Generación de Conocimiento). Réf. FFI2014-53165-P, Université de Salamanca.

Avant-propos

Si l’univers de la médecine fait souvent intrusion dans l’espace scénique, et s’il peut apparaître comme un thème privilégié du répertoire classique et contemporain, on oublie trop souvent que l’univers théâtral constitue une référence majeure du milieu médical. Le théâtre y surgit partout, depuis le lieu même où se transmettent les secrets de la médecine, jusque dans la théâtralité des pratiques, et la mise en scène du dialogue entre le patient et son thérapeute.

Introduction

Détrôné au siècle suivant par le savant-chercheur, l’inventeur n’est pas encore au XIXe siècle ce spécimen loufoque qui prêtera à rire dans les futurs concours Lépine. Au contraire, la France postrévolutionnaire voit le sacre de l’inventeur comme figure d’exception, dont la légitimité a été renforcée par l’essor des sociétés d’émulation et la mise en place des systèmes de brevets, maillon indispensable entre l’invention et le capitalisme naissant. La création de la Société des inventions et découvertes composée « d’inventeurs, de savants, d’artistes et d’amateurs […] sans prééminence entre ces quatre classes » comme l’annoncent en 1790 ses statuts, a préparé et facilité l’adoption d’une loi « relative aux découvertes utiles et aux moyens d'en assurer la propriété à ceux qui seront reconnus en être les auteurs », première pierre de notre législation sur les brevets. La monarchie de Juillet va également favoriser l’invention, notamment avec la loi de 1844 qui facilite le dépôt de brevet, puis la fondation en 1849 par le Baron Taylor de l'Association des Inventeurs et Artistes Industriels, qui marque le glissement vers un monde de l’invention divisé entre arts appliqués et mécanique, incluant désormais les ingénieurs. Le premier XIXe siècle est donc particulièrement attentif à l’inventeur, rouage précieux du nouveau système capitaliste ; c’est le temps des David Séchard, à la fois synthèse et référence d’un inventeur idéaliste sorti du rang, et au service du bien commun. Plus loin dans le siècle, en 1867, un pamphlet d’Yves Guyot défend explicitement un idéal de l'inventeur héraut de la société démocratique et républicaine, et constitue de ce fait un marqueur dans la construction médiatique cette fois du personnage d’inventeur.

Des coups de marteau dans la langue des dieux. Mettre en vers le technolecte dans un siècle positiviste

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, et quoique l’histoire littéraire ait plutôt minimisé le fait, la poésie scientifique n’a pas disparu. Elle est en fait florissante, bien que particulièrement soumise à débat (signe patent : le patronyme de l’abbé Delille est devenu une insulte). L’un des points nodaux à propos duquel les couteaux sont tirés est l’utilisation des technolectes. D’un côté, il y a ceux qui doutent, et leur refus repose à la fois sur une question de fond (la poésie est subjective, le terme technique est par définition monosémique et impersonnel) et de forme (les néologismes scientifiques sont des mots longs aux sonorités barbares). De l’autre côté, leurs adversaires appellent cette union de leurs vœux en alléguant surtout le droit à la justesse poétique : le poète veut nommer justement les choses qu’il chante, tout particulièrement en ce siècle marqué par l’aspiration empiriste. Cette étude vise à mettre au jour les difficultés pratiques d’une telle union par le biais d’analyses de détails du corpus poétique. Car, si la majorité des poètes remarque bien les difficultés d’un tel transfert lexical, force est de constater que la production de la seconde moitié du siècle, sous l’ère écrasante de la pensée positiviste, cherche à nommer justement mais aussi à jouer – voire à jouir – de ces sonorités barbares. Mots-clés : Technolecte, Poésie, Science, Versification.

Fractures et jointures entre bonnes et belles lettres au XVIIe siècle

Le XVIIe siècle a vu croître la dissociation, à la fois théorique et pratique, dans l’expérience individuelle comme dans les institutions culturelles, entre ce qui relève du savoir savant et ce qui relève de l’esthétique, les Sciences (au sens large, y compris la science critique des textes, la philologie) et les Arts : d’un côté des sciences qui, mettant en doute la « littérature » au sens de la chose écrite, s’appuient de plus en plus sur le raisonnement critique, l’observation et l’expérience, la lecture des sources premières, à la recherche du vrai et des idées claires et distinctes ; de l’autre une littérature (au sens moderne cette fois) de plus en plus nettement définie comme fiction ornée, devant passer par le plaisir pour instruire, et vouée au vraisemblable. Si l’on adopte le vocabulaire de Charles Sorel, dans sa Bibliothèque française (1664-1667) , on assiste alors à la séparation entre les bonnes lettres, lieu de la « doctrine » (c’est-à-dire des savoirs), et les belles lettres, lieu de l’agrément. L’histoire des institutions le confirme. La création en 1635 de l’Académie française, à qui l’on donne pour charge de produire un dictionnaire, une grammaire et une poétique, manifeste la volonté politique de soutenir avant tout « ceux qui écrivent bien en notre langue » par rapport aux préoccupations encyclopédiques, tout autant scientifiques que littéraires, voire davantage, des cercles d’érudits, notamment celui des frères Dupuy dont l’Académie est issue. Cela peut-être parce que les sciences du début du siècle sont le lieu d’âpres débats, entre les observateurs et les partisans des avancées épistémologiques modernes et le parti religieux, appuyé sur et par les aristotéliciens purs et durs, débats dans lesquels le politique n’a guère à profiter. Au contraire, il apparaît urgent à Richelieu de renforcer l’imposition d’une langue française normée à l’ensemble du territoire et de soutenir la création littéraire, instrument de propagande et source de prestige international : comme le dit Alain Viala, le choix de l’État alla d’abord davantage vers la « promotion des arts verbaux » (les belles lettres, ce qu’il appelle les Sirènes) que vers la doctrine et érudition (les bonnes lettres, les Muses à l’antique) . Si, après la mort des frères Dupuy, le « Cabinet Dupuy », et bien d’autres savants, continuent (avec prudence dans certains domaines) leurs efforts pour la connaissance de la nature et l’exploration de la diversité de ses phénomènes, il faudra attendre 1666 pour que Colbert crée l’Académie des Sciences, qui est vouée à s’occuper « à cinq choses principales : aux mathématiques, à l’astronomie, à la botanique ou science des plantes, à l’anatomie et à la chymie » , sous l’égide d’un cartésianisme qui convainc de plus en plus de savants, manifestant ainsi clairement, en tout cas dans l’ordre des institutions d’État, comme des institutions culturelles (le Mercure galant, fondé en 1672, fait pendant au Journal des Savants, fondé en 1665) la dissociation des sciences et des lettres. Téléchargez cet article au format PDF: pdf/Nedelec.pdf

La poésie scientifique : autopsie d’un genre

La poésie scientifique est un genre mystérieux et fantomatique : méconnu aujourd’hui, il était déjà négligé par les commentateurs au mitan du XIXe siècle, au faîte de la production pourtant. Tout au long du siècle, sa mort est annoncée et constatée, expliquée même, alors que les publications se maintiennent allègrement. Pareil à un serpent de mer, toujours cru mort, voire fossile, il donne de loin en loin des signes d’une vie discrète dans les profondeurs des bibliographies.

Système cérébronerveux et activités sensorimotrices de la physiologie ancienne au mécanisme des Lumières

Résumé : Si la médecine ancienne est souvent définie comme une médecine « humorale », c’est avant tout parce que la théorie des quatre humeurs, dont l’équilibre garantirait la bonne santé, est à la base de la réflexion pathologique et de la thérapeutique. En revanche, si l’on se situe sur le plan de la physiologie, le paradigme humoral n’a plus guère de pertinence.