Table des matières

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Actes du colloque international Projections : des organes hors du corps (13-14 octobre 2006) Table des matières Hugues Marchal et Anne Simon – Présentation 1 Le séminaire Organismes : écriture et représentation du corps interne au XXe s. 7 1. Limites du sujet Michel Collot – L’espace-corps 9 Michel Pierssens – Ectoplasmes et invisibles fluidiques 17 Magali Le Mens – L’œuvre comme sécrétion corporelle 36 2.

Jules Verne et la vulgarisation scientifique

Vingt mille notes sous les textes — Daniel Compère Le document chez Jules Verne : valeur didactique ou facteur de configuration romanesque ? — Philippe Scheinhardt Technologies et société du futur : procédés et enjeux de l’anticipation dans l’œuvre de Jules Verne — Julien Feydy Les Voyages extraordinaires ou la chasse aux météores — Christian Robin Cartonnages et illustrations : de Jules Verne à Robida — Sandrine Doré et Ségolène Le Men

Table des matières

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Actes du colloque « La Poésie scientifique, de la gloire au déclin »,  Montréal, 15-17 septembre 2010 Table des matières Introduction 5 Vues d’ensemble : un débat insoluble ? 19 Muriel Louâpre – La poésie scientifique : autopsie d’un genre 21 Jean-Pierre Luminet – Renaissance de la poésie scientifique : 1950-2010 43 Un genre partout établi ? 67 Philippe Chométy – « Mûrir sans vieillir jamais ».

Table des matières

Table des matières   Préface, Éléments pour une histoire de la séparation des sciences et de la littérature Anne-Gaëlle Weber 5     Des belles lettres à la littérature   Fractures et jointures entre bonnes et belles lettres au XVIIe siècle Claudine Nédelec   15 Les satires ménippées de la science nouvelle : la littérature comme avenir de la sagesse ?

SOMMAIRE

Eighteenth-Century Archives of the Body Conference Proceedings of the International Workshop Archives of the Body. Medieval to Early Modern, Cambridge University, 8-9 Sept. 2011

Table des matières

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  Théâtre et Médecine Table des matières   Avant-propos Florence Filippi 6     Introduction Pour une poétique de la pratique médicale Julie de Faramond et Florence Filippi 9     Chapitre 1 : Malade et imaginaire 22     Modulations comiques : médecins, médecine et maladie dans le théâtre de Molière Patrick Dandrey 23     Opérateurs et charlatans dans le théâtre de foire au XVIIIe siècle Pierre Baron 33     Images du médecin dans le théâtre de la monarchie de Juillet Patrick Berthier 53     Chapitre 2 : Vices et vertus thérapeutiques du théâtre 73     Un recul en avant.

Introduction

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Nous nous sommes engagés à partir de 2007, avec d’autres chercheurs, dans le projet Euterpe : la poésie scientifique en France de 1792 à 1939, parce nous nous étions heurtés, en suivant des voies diverses, à un obstacle commun. Nous trouvions au XIXe siècle, et parfois fort tard, des textes relevant d’un genre de poésie qui n’aurait pas ou plus dû exister à cette date. D’abord prises pour des isolats, ces œuvres, dont la science contemporaine constitue le principal sujet, s’avéraient assez nombreuses pour former une ligne continue, des lendemains de la Révolution jusqu’à l’aube du dernier siècle. Davantage, ces textes faisaient l’objet d’un intense débat, mobilisant durant toute la période des noms restés célèbres. Or de ces œuvres comme de ces polémiques les manuels d’histoire littéraire ne gardaient pas trace. Au mieux, ils rappelaient que la fin des Lumières et le Premier Empire avaient porté au firmament des poètes « didactiques » ou « descriptifs », comme Jacques Delille, chantre de l’histoire naturelle ou de la physique ; mais cette production n’avait pas de postérité

Préface Éléments pour une histoire de la séparation des sciences et de la littérature

La discussion entre Goethe et Schiller sur la nature de la Urpflanze est bien connue : à Schiller qui décrétait « Das ist keine Erfahrung, das ist eine Idee », Goethe répondait : « Das kann mir sehr lieb sein, daβ ich Ideen habe, ohne es zu wissen, und sie sogar mit Augen sehe » . La plante « originelle » qui contiendrait en germe toutes les formes botaniques passées et futures serait donc, d’après son inventeur, aussi réelle qu’idéale. Goethe mit un certain temps à trouver un dessinateur digne, à ses yeux, de dresser les planches du Versuch die Metamorphose der Pflanzen zu erklären. L’honneur revint à Pierre-Jean-François Turpin qui avait illustré l’Organographie végétale d’Auguste-Pyrame de Candolle en 1827. Le même Turpin présenta en 1837 à l’Académie des sciences l’illustration de la Urpflanze, illustration reprise la première traduction française des « œuvres d’histoire naturelle de Goethe », éditée en 1837 par Charles Martins et commentée en ces termes : « La planche III, dont il avait déjà conçu l’idée depuis 1804, est la réalisation de la métamorphose au moyen d’une plante, dont l’ensemble est idéal tandis que toutes les parties qui la composent se retrouvent isolément sur divers végétaux » . L’archétype ou l’origine idéale de toutes les formes botaniques, sur le dessin de Turpin, se présente comme une plante luxuriante et monstrueuse, reconstruite a posteriori à partir de tous les types connus et classés et contenant donc, rétrospectivement, tous les développements possibles des végétaux. La Urpflanze, aussi bien décrite par Goethe que dessinée par Turpin, pourrait aisément devenir le symbole d’une entreprise d’élaboration rétrospective de l’histoire de la séparation des sciences et de la littérature, oscillant entre l’observation, dans des textes littéraires et savants, de la manière dont la séparation joue et se dit et l’idéal d’une séparation des sphères décrétée a posteriori. Téléchargez cet article au format PDF: pdf/preface.pdf

Crédits et Table des matières

Ce livre a été réalisé au sein du Projet de Recherche ILICIA. Incripciones literarias de la ciencia. Lengua, ciencia y epistemología du Ministerio de Economía y Competitividad d‘Espagne (Proyectos de I+D, del Programa Estatal de Fomento de la Investigación Científica y Técnica de Excelencia, Subprograma Estatal de Generación de Conocimiento). Réf. FFI2014-53165-P, Université de Salamanca.

Avant-propos

  Si l’univers de la médecine fait souvent intrusion dans l’espace scénique, et s’il peut apparaître comme un thème privilégié du répertoire classique et contemporain, on oublie trop souvent que l’univers théâtral constitue une référence majeure du milieu médical. Le théâtre y surgit partout, depuis le lieu même où se transmettent les secrets de la médecine, jusque dans la théâtralité des pratiques, et la mise en scène du dialogue entre le patient et son thérapeute.

Introduction

Détrôné au siècle suivant par le savant-chercheur, l’inventeur n’est pas encore au XIXe siècle ce spécimen loufoque qui prêtera à rire dans les futurs concours Lépine. Au contraire, la France postrévolutionnaire voit le sacre de l’inventeur comme figure d’exception, dont la légitimité a été renforcée par l’essor des sociétés d’émulation et la mise en place des systèmes de brevets, maillon indispensable entre l’invention et le capitalisme naissant. La création de la Société des inventions et découvertes composée « d’inventeurs, de savants, d’artistes et d’amateurs […] sans prééminence entre ces quatre classes » comme l’annoncent en 1790 ses statuts, a préparé et facilité l’adoption d’une loi « relative aux découvertes utiles et aux moyens d'en assurer la propriété à ceux qui seront reconnus en être les auteurs », première pierre de notre législation sur les brevets. La monarchie de Juillet va également favoriser l’invention, notamment avec la loi de 1844 qui facilite le dépôt de brevet, puis la fondation en 1849 par le Baron Taylor de l'Association des Inventeurs et Artistes Industriels, qui marque le glissement vers un monde de l’invention divisé entre arts appliqués et mécanique, incluant désormais les ingénieurs. Le premier XIXe siècle est donc particulièrement attentif à l’inventeur, rouage précieux du nouveau système capitaliste ; c’est le temps des David Séchard, à la fois synthèse et référence d’un inventeur idéaliste sorti du rang, et au service du bien commun. Plus loin dans le siècle, en 1867, un pamphlet d’Yves Guyot défend explicitement un idéal de l'inventeur héraut de la société démocratique et républicaine, et constitue de ce fait un marqueur dans la construction médiatique cette fois du personnage d’inventeur.

Fractures et jointures entre bonnes et belles lettres au XVIIe siècle

Le XVIIe siècle a vu croître la dissociation, à la fois théorique et pratique, dans l’expérience individuelle comme dans les institutions culturelles, entre ce qui relève du savoir savant et ce qui relève de l’esthétique, les Sciences (au sens large, y compris la science critique des textes, la philologie) et les Arts : d’un côté des sciences qui, mettant en doute la « littérature » au sens de la chose écrite, s’appuient de plus en plus sur le raisonnement critique, l’observation et l’expérience, la lecture des sources premières, à la recherche du vrai et des idées claires et distinctes ; de l’autre une littérature (au sens moderne cette fois) de plus en plus nettement définie comme fiction ornée, devant passer par le plaisir pour instruire, et vouée au vraisemblable. Si l’on adopte le vocabulaire de Charles Sorel, dans sa Bibliothèque française (1664-1667) , on assiste alors à la séparation entre les bonnes lettres, lieu de la « doctrine » (c’est-à-dire des savoirs), et les belles lettres, lieu de l’agrément. L’histoire des institutions le confirme. La création en 1635 de l’Académie française, à qui l’on donne pour charge de produire un dictionnaire, une grammaire et une poétique, manifeste la volonté politique de soutenir avant tout « ceux qui écrivent bien en notre langue » par rapport aux préoccupations encyclopédiques, tout autant scientifiques que littéraires, voire davantage, des cercles d’érudits, notamment celui des frères Dupuy dont l’Académie est issue. Cela peut-être parce que les sciences du début du siècle sont le lieu d’âpres débats, entre les observateurs et les partisans des avancées épistémologiques modernes et le parti religieux, appuyé sur et par les aristotéliciens purs et durs, débats dans lesquels le politique n’a guère à profiter. Au contraire, il apparaît urgent à Richelieu de renforcer l’imposition d’une langue française normée à l’ensemble du territoire et de soutenir la création littéraire, instrument de propagande et source de prestige international : comme le dit Alain Viala, le choix de l’État alla d’abord davantage vers la « promotion des arts verbaux » (les belles lettres, ce qu’il appelle les Sirènes) que vers la doctrine et érudition (les bonnes lettres, les Muses à l’antique) . Si, après la mort des frères Dupuy, le « Cabinet Dupuy », et bien d’autres savants, continuent (avec prudence dans certains domaines) leurs efforts pour la connaissance de la nature et l’exploration de la diversité de ses phénomènes, il faudra attendre 1666 pour que Colbert crée l’Académie des Sciences, qui est vouée à s’occuper « à cinq choses principales : aux mathématiques, à l’astronomie, à la botanique ou science des plantes, à l’anatomie et à la chymie » , sous l’égide d’un cartésianisme qui convainc de plus en plus de savants, manifestant ainsi clairement, en tout cas dans l’ordre des institutions d’État, comme des institutions culturelles (le Mercure galant, fondé en 1672, fait pendant au Journal des Savants, fondé en 1665) la dissociation des sciences et des lettres. Téléchargez cet article au format PDF: pdf/Nedelec.pdf

La poésie scientifique : autopsie d’un genre

La poésie scientifique est un genre mystérieux et fantomatique : méconnu aujourd’hui, il était déjà négligé par les commentateurs au mitan du XIXe siècle, au faîte de la production pourtant. Tout au long du siècle, sa mort est annoncée et constatée, expliquée même, alors que les publications se maintiennent allègrement. Pareil à un serpent de mer, toujours cru mort, voire fossile, il donne de loin en loin des signes d’une vie discrète dans les profondeurs des bibliographies.

Introduction

et
En juillet 2013, alors que la grande chaleur du plateau castillan sévissait, une vingtaine de chercheurs de disciplines diverses ont trouvé refuge – durant trois journées – auprès de la fraîcheur des vieilles pierres de la Faculté de Lettres de l’Université de Salamanca. Venus des quatre coins de la « Peau du taureau » et de plusieurs angles de « l’Hexagone », ils ont cherché à réunir art et mathématiques, physique et littérature, neuroscience et poétique, anthropologie et intelligence artificielle, biologie et esthétique sous l’enseigne des « Inscriptions littéraires de la science ». L’équipe de recherche éponyme – ILICIA, de son acronyme – les avait invités, espérant ainsi inaugurer un dialogue de disciplines, unique dans le domaine académique espagnol. Depuis, le dialogue a fait route et deux projets de recherche se sont succédés, accompagnés de publications. Au moment où ce volume paraît, un projet ILICIA. Inscriptions littéraires de la science. Langage, science et épistémologie1 se trouve en cours.

Système cérébronerveux et activités sensorimotrices de la physiologie ancienne au mécanisme des Lumières

Résumé : Si la médecine ancienne est souvent définie comme une médecine « humorale », c’est avant tout parce que la théorie des quatre humeurs, dont l’équilibre garantirait la bonne santé, est à la base de la réflexion pathologique et de la thérapeutique. En revanche, si l’on se situe sur le plan de la physiologie, le paradigme humoral n’a plus guère de pertinence.

Introduction

et
  La médecine est omniprésente au théâtre, tant sur le plan thématique que du point de vue des dispositifs, elle qui semble pourtant éloignée en apparence des préoccupations purement dramaturgiques. Le corps médical a toujours conçu sa pratique comme un spectacle à part entière, puisant dans les ressources de la mise en scène théâtrale les moyens d’une représentation efficace de son pouvoir thérapeutique.

The Eye of the Surgeon: Bodily Images from the Collection of the Royal Academy of Surgery of Paris, 1731–93

Abstract: This article examines the ways in which the human body was represented in eighteenth-century France, using a range of surgical drawings. While trying to enhance the scientific status of pictures of the human body, which endows them with their own epistemological value, these drawings remain rooted in academic artistic conventions as well as in the Christian iconographic tradition.

Inventer en littérature

Pour bien comprendre le sens de mes réflexions sur l’invention en littérature, il n’est pas inutile de rappeler un certain nombre de faits historiques et juridiques qui ont fait de l’invention un concept à part entière pour désigner dans l’ordre des activités humaines la production du neuf. Historiques et juridiques, car la question de l’invention s’est posée de la sorte dès le XVIIIe siècle dans le monde de l’artisanat et de l’industrie afin d’assurer aux « inventeurs » la reconnaissance et la protection de la propriété intellectuelle de leurs inventions. Ce qui soulève la question du rapport entre l’individuel et le collectif, l’inventeur et la société. Ce cadre juridique a été bien étudié par les historiens, et je renvoie aux travaux de Christine Demeulenaere et de Gabriel Galvez-Béhar. Deux lois importantes à cet égard : celle du 7 janvier 1791 et celle du 5 juillet 1844, qui régissent l’obtention d’un brevet sous forme contractuelle entre l’inventeur et l’Etat dans une société qui, à l’instar de l’Angleterre, entend prendre le pas de l’industrialisation (plusieurs modifications ont été apportées dans le sens d’un assouplissement, notamment des taxes, au moment des grands expositions universelles, dès 1855). Toute découverte ou invention — la loi de 1844 a été d’application jusqu’en 1968 — devant remplir deux conditions : « être nouvelle et avoir un caractère industriel » (Galvez-Behar, p. 30), ce qui exclut d’office le brevetage des découvertes purement théoriques et scientifiques.

Les satires ménippées de la science nouvelle : la littérature comme avenir de la sagesse ?

Le corpus des satires ménippées de la première modernité constitue un observatoire intéressant pour comprendre les relations entre le littéraire et le scientifique au sein des Belles Lettres. Contentons-nous d’adjectifs, puisque les substantifs « littérature » ou « science », s’ils existent, n’ont alors pas le sens qu’ils commencent à acquérir à la fin du XVIIIe siècle. Si l’on emploiera ici, ponctuellement, le substantif de « sciences » pour désigner les savoirs mathématisés ou expérimentaux caractéristiques des « novateurs » dans le domaine de ce qu'on appelle alors la « philosophie naturelle », c’est plutôt par commodité, suivant l’usage de la langue moderne. La ménippée consiste en un art de la satire d'idée pouvant associer un contenu philosophique ou savant tout à fait sérieux à l’ironie la plus subtile, à des mises en scène fictionnelles complexes, ainsi qu’à une sollicitation herméneutique constante du lecteur – autant de critères évidents de littérarité. Les textes dont nous traiterons témoignent de l’existence non pas de passerelles, mais d’un véritable continuum reliant encore les discours scientifiques et la pratique de formes littéraires sophistiquées au sein de la République des Lettres. Et ce parce qu’ils prennent pour matière satirique des controverses et des thèses d'actualité, toujours évoquées précisément, même lorsqu’elles le sont de manière allusive ; parce qu’ils manifestent une réelle ambition critique envers les théories savantes de leur époque, même et justement lorsqu’il s'agit de les tourner en dérision. Téléchargez cet article au format PDF: pdf/Correard.pdf

Renaissance de la poésie scientifique : 1950-2010

Je remercie les organisateurs de m’avoir accordé cette séance plénière, dont le titre semble avaliser le thème général du colloque. En effet, selon Hugues Marchal, la disparition de la poésie scientifique aurait été largement consommée dès la fin du XIXe siècle. Dans la conférence d’ouverture, Muriel Louâpre a été plus magnanime en prolongeant la moribonde d’une quarantaine d’années et en établissant son certificat de décès à l’an 1939. Le titre de mon intervention, lui, annonce une renaissance du genre à partir des années 1950, ce qui suppose bel et bien une mort auparavant. Tout le monde semble donc d’accord.

SIGN AND SILENCE : MATTERS OF LANGUAGE

La langue est en étroite relation avec le silence, de même qu’avec la nature et la biologie. Nous pourrions ainsi dire que la langue appartient au silence, car elle vient directement de lui, de ce qui n’est pas prononcé, du long du chemin neuronal que les mots rebroussent jusqu’à l’énonciation. Ce chemin se trouve dans un calme apparent, mais il représente en nous la porte d’entrée de l’évolution et de ce qui nous rend humains. C’est la phase de vérification d’un mouvement silencieux mais nécessaire dans la matière, mis en évidence dans le discours au fil du temps, depuis ses origines jusqu’à sa pratique quotidienne. La nature nous fournit quelques outils d’imitation formidables, qui nous conduisent d’un état sensori-moteur indifférencié à une proposition quelque peu utilitariste de soi. Mais ce n’est qu’en accédant au plein contrôle et à la maîtrise de nos déclarations qu’un sentiment d’appartenance est libéré, en déplaçant l’incertitude en faveur de l’idée d’être. Cet article aborde certaines questions sur l’énonciation, à la lumière de notions neurologiques et philosophiques, qui véhiculent les relations intimes reliant le cerveau et le langage. Mots-clés : Langage, évolution, sensori-moteur, énonciation, dissonance cognitive

Sous la lame, point d’essence ? L’excoriation dans le théâtre de la Renaissance

Résumé : Théologie, anatomie et théâtre s’affrontent à la Renaissance au sujet de la valeur conférée au corps. Objet de curiosité, d’exploration, de connaissance et d’enseignement, le corps est souvent réduit à une matérialité passive que résume Richard Holmes par cette phrase « Under the knife, there is no self » / Sous la lame, il n’y a point d’essence.

Devotion and Healing. The sick, miraculously cured, examined Body of Sister Maria Vittoria Centurione in Eighteenth-Century Genoa

Abstract: This research study aims to analyze documentation related to bodies, their definition and management. For this purpose, documents were used from a box entitled "Grazie" (n. 1355) from the Archives of the Diocese of Genoa, in which documents concerning miracles that occurred in the Diocese were kept. The nun Maria Vittoria Centurione of the Carmelite monastery of Saint Teresa was involved in a series of miracles studied by the Genoese ecclesiastical authorities between 1701 and 1705.

« Le Pise : Ô ma divine maîtresse !… ». L’architecte François Cointeraux (1740-1830) et la poésie du Pise de Terre

La seconde moitié du XVIIIe siècle voit une réévaluation des arts et métiers qui doit beaucoup à des entreprises éditoriales comme les Descriptions des arts et métiers et l’Encyclopédie. Celles-ci sont le fait d’institutions savantes (l’Académie des sciences) ou d’intellectuels rompus aux mots et à leur usage (Diderot et D’Alembert). Si leurs auteurs ont enquêté, visité des ateliers, rencontré des artisans, s’ils se sont informés auprès de praticiens, ils ont ordonné, mis en mots et en discours et finalement théorisé des pratiques et des usages, des tours de main, des « secrets » de métier, des savoir-faire techniques dont ils n’avaient qu’une approche très indirecte et une connaissance déléguée.

Modulations comiques : médecins, médecine et maladie dans le théâtre de Molière

Cet article propose une analyse typologique et généalogique de la figure du médecin, personnage incontournable de la poétique moliéresque. En montrant comment Molière fait du médecin un instrument de mystification et de renversement des rapports de force, il insiste sur le cas particulier du Malade imaginaire qu’il considère comme la clé de cette dramaturgie de l'imagination chimérique et obsessionnelle.