Hobbes, les esprits animaux et la science politique du corps en tant que mécanisme vivant

Résumé/Abstract

Résumé : Thomas Hobbes développe sa propre perspective sur les esprits animaux depuis son œuvre de jeunesse, Court traité des premiers principes (1630), dont les échos continuent à être identifiés dans ses écrits philosophiques ultérieurs, notamment dans Eléments du droit naturel et politique (1640), De motu, loco et tempore (1643) et même dans le Léviathan (1651). En prenant comme point de départ sa propre interprétation mécaniste de l’idée de « puissance active » d’Aristote, Hobbes place les esprits animaux au cœur de son argumentation concernant la relation du corps humain avec l’extérieur, le tempérament psychologique de chaque individu, la naissance des passions. Sous l’influence des naturalistes italiens dans l’interprétation du contenu de l’idée d’esprit et à l’aide de sa propre interprétation des esprits animaux, Hobbes adopte aussi une position critique par rapport à l’argument traditionnel sur le rôle du péché dans le comportement immoral de l’homme.

Mots clés: esprits animaux, puissance active, naturalisme, sensation et passion, matière subtile


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