Images du médecin dans le théâtre de la monarchie de Juillet

Résumé/Abstract

Entre 1830 et 1847, le répertoire dramatique s’enrichit d’une profusion de « pièces à médecins », qui ne sont pas seulement l’apanage du vaudeville, mais aussi du drame et de genres plus inattendus encore : l’opéra-comique et le ballet.
Ces pièces mettent en scène les maux, mais aussi les procédés thérapeutiques à la mode, comme le magnétisme, l’homéopathie et l’hypnose. Parfois, le sujet est dicté par les circonstances, pour s’adapter à l’infirmité provisoire d’un acteur.
Outre les broderies autour de l’image du médecin, tantôt tueur, tantôt « bienfaiteur », ce théâtre propose une vision nouvelle de la folie et de ses avatars. Mais surtout, l’exhumation de ce répertoire dévoile une autre conception de la médecine. Au-delà de la guérison des maux physiques, la médecine qui intéresse le théâtre du XIXe siècle est une médecine du cœur et de l’intuition, capable de guérir les esprits plus que les corps.


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