Résumé/Abstract

Le monde industriel n’a pas que des secrets, il recèle aussi d’insondables mystères. Un exemple amusant est celui du Chant du styrène. Un cadre de Péchiney en eut l’idée. Il la vendit à son conseil d’administration, qui crut qu’il s’agirait d’un film publicitaire, à la gloire de la société.
Mais ce monsieur engagea Alain Resnais comme réalisateur. Resnais visa un film de vulgarisation, pas de propagande pour une image de marque — première subversion. Quand Resnais, après avoir tourné le film, recruta Queneau pour en écrire le commentaire, il tablait sur sa réputation de poète scientifique découlant de sa Petite cosmogonie portative, et sur son expérience du cinéma, dont, entre autres, un documentaire sur l’arithmétique. Resnais mettait ainsi en place une seconde subversion, par l’humour.


Téléchargez cet article au format PDF

22_LAZLO.pdf