Résumé/Abstract

Le vaste corpus théorique et artistique qui compose celui que l’on appelle « l’archive cardiographique » (Derrida), trouve, dans le cœur tardif – pensé à partir d’une dérivation du « style tardif » (Adorno, Saïd) – une figure de ses possibles et de ses limites. La tradition cordiale est formée par une archive qui réunit – et à titre d’exemple – aussi bien le traité Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis de William Harvey que l’installation artistique The Boundary of Life is Quietly Crossed, de Dario Robleto. Dans cet article, en prenant appui sur le recueil de poèmes Fibrilaciones, d’Ana Hatherly, et sur l’essai critique et clinique L’Intrus, de Jean-Luc Nancy, l’on met à l’essai la valeur d’une réflexion sur l’inhumanité du cœur humain, tout en révisant également certaines figurations cardiocentriques du « corps utopique » (Foucault).
Mots-clés : cœur intrus, coeur tardif, coeur sans battement


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