Proust était un neuroscientifique

«Jonah Lehrer, dans le Prélude de son essai, narre ses débuts de neuroscientifique : jeune laborantin, il mène ses premières expériences, lisant en parallèle Du côté de chez Swann. D’un côté les sciences dures, de l’autre la fiction. Deux univers au mieux parallèles, au pire considérés comme totalement contradictoires, dans leur approche du réel, leurs méthodes, leur intérêt.

La Mémoire : Proust et les neurosciences

Parmi les problématiques à l’œuvre dans les relations entre littérature et neurosciences, l’une d’elles s’applique directement au phénomène cognitif de la mémoire, à savoir dans quelle mesure, pour les neurosciences, la littérature rend compte de manière scientifiquement valide du fonctionnement de la mémoire individuelle. Depuis une dizaine d’années, les neurosciences se sont intéressées à l’apport cognitif de la littérature que représente l’œuvre de Proust et des expressions comme : « syndrome proustien », « Proust neurologue », « Proust phenomenon », «the Proustian hypothesis », « Proust as a neuroscientist » sont maintenant utilisées. [Une version imprimable de cet article est accessible en pied de page]