Être actrice et mourir phtisique. Une malédiction de l’époque romantique

À l’époque romantique, les acteurs et plus encore les actrices sont supposés ressentir les émois de leur personnage. Au moment où le vitalisme ne fait plus autorité dans le monde médical, l’idée que la vie d’un sujet est d’autant plus brève que les passions qu’il a vécues ont été plus ardentes continue de hanter les imaginaires. La question se pose : intérioriser les tourments des personnages met-il en danger la santé des actrices ? Julie de Faramond tente d’y répondre en se penchant sur le cas de la phtisie, un mal qui, suivant la conception de l’époque, consumait les fonctions vitales de l’intérieur.

Entretien avec Jean-François Peyret

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Metteur en scène et dramaturge, Jean-François Peyret se sert du théâtre pour penser la question du vivant et de la machine, comme dans Le Traité des formes (en collaboration avec Alain Prochiantz), qui eut pour prétexte Ovide (La Génisse et le pythagoricien) et Darwin (Les Variations Darwin). Il s’intéresse aux apports de la science dans la création théâtrale, et interroge la place de la technique dans la culture contemporaine. En 2008, il crée, en collaboration avec Françoise Balibar et Alain Prochiantz, Tournant autour de Galilée, au Théâtre national de Strasbourg et au Théâtre national de l’Odéon.
En 2010, à l’invitation de l’Experimental Media and Performing Arts Center à Troy, aux États-Unis, Jean-François Peyret s’empare de la figure d’Henry David Thoreau, comme d’un spectre qui hanterait notre monde technologique. À partir de Walden ou la vie dans les bois, il a proposé des soirées work-shop au Théâtre Paris-Villette en juin 2010, ainsi qu’une installation, Re: Walden, au Fresnoy-Studio national des arts contemporains. La pièce est jouée au Théâtre national de la Colline en janvier 2014. En 2011, il crée la pièce Ex vivo / In vitro, coécrite avec le neurobiologiste Alain Prochiantz au théâtre de la Colline