La revue Épistémocritique

Études et recherches sur les relations entre la littérature et les savoirs​

La littérature s’est-elle jamais distinguée de l’univers des savoirs au point de s’en isoler totalement ? Ne trouve-t-on pas au contraire, dans les œuvres comme dans les réflexions explicites des écrivains, la trace d’une imbrication toujours présente et active ? En voulant faire des entreprises littéraire et scientifique des champs à l’identité close, notre culture ne s’est-elle pas rendue partiellement aveugle à la réalité d’un fondement cognitif commun ? La revue Épistémocritique explore ce point aveugle.

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  • Crises : Climat et critique, table des matières et introduction

           Crises : climat et critique, une introduction – Sarah Bouttier, Theo Mantion, Sarah Montin et Pierre-Louis Patoine La critique saisie par les crises climatique et écologiques : l’écocritique comme remède, comme modèle, comme arme – Julie Sermon Faire une littérature environnementale. Le pragmatisme à l’essai – Jonathan Hope Géopoétique de la catastrophe. The Book of the Dead de Muriel Rukeyser – Elvina LePoul Vivid Entanglements: Materializing Climate Crisis in Mainstream Poetry – Sarah Montin “Infamy in the Air”: Toxic Climate, Racial Atmospherics, and the Politics of Contagion in the Literature of the Nineteenth-Century United States – Thomas Constantinesco A Martial Meteorology: Carceral Ecology in Jesmyn Ward’s Sing, Unburied, Sing – Savannah DiGregorio Du “Storm Cloud” à Vertigo Sea. L’art britannique au prisme de l’“angloseen” – Charlotte Gould et Sophie Mesplède Jonathan Franzen: His Bird Solution – Béatrice Pire William Golding, Gaia, and the Crisis Ecology of Lord […]

  • Logo revue 19 Quelles sources pour l’histoire des sens?

    Sommaire : 1 – Marine LeBail, Université Toulouse Le Mirail : Le livre comme objet polysensoriel chez les bibliophiles. 2 – Axel Hohnsbein, Université de Bordeaux : De la réceptivité à l’activité : lecture et mobilisation des sens dans la presse de vulgarisation scientifique du XIXème siècle. 3 – Aya Umezawa, Université de Toyama : L’Histoire des sens et les prisonniers : la science pénitentiaire et la littérature des prisonniers. 4 – Aimée Boutin, Florida State University : La ville sonore : quelles sources pour l’histoire du bruit urbain ? 5 – Érika Wicky, Entretien avec Mylène Pardoen :Archéologie du paysage sonore : comment restituer le passé sensible et sensoriel ? 6 – Corinne Doria School of Advanced Studies, University of Tyumen : Le spectacle de la vision. Le discours autour de l’œil et de la vue dans la presse scientifique et populaire au XIXème siècle. 7- Corinne Doria, Entretien avec Clara Bleuzen : La colorisation de […]

  • Le Guin / Stengers : aventures de pensée

    Ce numéro a été conçu en hommage à la grande dame de la science-fiction et de la fantasy américaine, Ursula K. Le Guin (1929-2018). Grande, comme sont grands les territoires sur lesquels elle entraîne nos imaginations : des archipels de Terremer jusqu’aux planètes de l’Ekumen, d’une Californie future jusqu’à l’antiquité romaine, Le Guin nous plonge dans des mondes où se pensent éthique et esthétique planétaires, communautés inter-espèces, sociétés anarchistes ou hermaphrodites, savoir indigène, intelligence végétale… des mondes qui mettent en jeu notre épistémè, moderne et occidental, pour mieux en percevoir les nuances, ses ombres violentes comme ses lumières.

  • Langage intérieur / Espaces intérieurs. Inner Speech / Inner Space

    Pourquoi se parler, intérieurement ? De quoi nous parlons-nous ? Comment se structurent nos espaces mentaux ? L’abondance des études sur le langage intérieur ces dernières décennies est spectaculaire. Néanmoins, des lacunes subsistent et des pans entiers restent à explorer, comme la question des espaces intérieurs. La représentation des espaces intérieurs n’a généralement été abordée que sous un angle métaphorique, ou indirect. Les liens entre espaces intérieurs et langage intérieur n’ont guère été explorés au sein d’une discipline et encore moins à l’interface entre plusieurs disciplines. L’objectif de ce numéro d’Épistémocritique est de poser des premiers jalons dans cette direction, à la convergence entre linguistique, neurosciences, études littéraires, théâtrales et cinématographiques.

À la une
  • L’art du diagramme
    Peut-on penser l’invention intellectuelle par-delà les partages entre science et littérature ? Existe-t-il un art de l’invention commun à toutes les activités créatrices ? Pour cerner ce moment mystérieux qui détermine l’art de trouver, cet ouvrage propose de remonter vers le stade «diagrammatique » de la pensée, avant qu'elle se matérialise dans des chiffres ou des lettres, pour se faire science ou littérature. Saisi au-delà de son usage instrumental, le diagramme est ici considéré comme un outil intellectuel qui ne sert ni à représenter ni à illustrer un phénomène déjà existant mais à faire émerger des possibilités de pensée. Qu’il représente le germe d’une œuvre artistique ou le premier jaillissement graphique d’une future théorie, il joue un rôle décisif dans la fabrique de la pensée à laquelle il fraye un chemin vers la production du nouveau. [lire plus…]
  • Crises : Climat et critique, table des matières et introduction
           Crises : climat et critique, une introduction – Sarah Bouttier, Theo Mantion, Sarah Montin et Pierre-Louis Patoine La critique saisie par les crises climatique et écologiques : l’écocritique comme remède, comme modèle, comme arme – Julie Sermon Faire une littérature [lire plus…]
  • La Science en mouvement
    La presse de vulgarisation scientifique au prisme des dispositifs optiques (1851-1903) On ignore beaucoup de la façon dont le public a accueilli la presse de vulgarisation scientifique au XIXe siècle. On sait en revanche que l’attrait qu’a pu exercer ce pan monumental de la presse dure encore et [lire plus…]
  • Penser la ligne briséePenser la ligne brisée
    Études réunies par Anne Chassagnol, Camille Joseph et Andrée-Anne Kekeh-Dika   ISBN numérique PDF : 979-10-97361-10-5 Télécharger l’ouvrage PDF Table des matières et résumés IntroductionAnne Chassagnol, Camille Joseph et Andrée-Anne Kekeh-Dika Généalogie d’une figure : la singularité de la [lire plus…]
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  • 11-Rewriting the Unthinkable: (In)Visibility and the Nuclear Sublime in Gerald Vizenor’s Hiroshima Bugi: Atomu 57 (2003) and Lindsey A. Freeman’s This Atom Bomb in Me (2019)
    After identifying some of the aesthetic, rhetorical, and ontological pitfalls of the nuclear or atomic sublime (the over-aestheticization of nuclear risks and the resulting absence of any sense of responsibility) this essay undertakes narratological and rhetorical analyses of one novel, Gerald Vizenor’s Hiroshima Bugi: Atomu 57 (2003), and one creative memoir, Lindsey A. Freeman’s This Atom Bomb in Me (2019). As this article shows, the two works offer alternate ways of representing and critiquing the beguiling but dangerous nuclear sublime while shedding light on a wide array of notions that are intimately associated with atomic culture but have yet remained understudied from this perspective, at least in the fields of (American) literary studies, ecocriticism, and the environmental humanities. These include the dichotomies invisibility/visibility (or absence/presence) and whiteness/color, and the related trope of silence. By engaging with non-dominant traditions and cultures (Anishinaabe; Japanese) and elaborating complex metaphors in the case of Vizenor, or in multisensorial experiences which draw on theories from new materialisms in Freeman’s, the two works converge to suggest that experimentation in the contemporary novel and memoir can lead to an ecocritical revision of the dominant and ocularcentric nuclear sublime, and of the risks it aestheticizes and conceals. [lire plus…]

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