“Balzac philosophe malgré lui”

«Une étude sur Balzac dans une collection traitant des limites poreuses entre la littérature et la philosophie – cela semble a priori
logique, étant donné l’intérêt du romancier pour la métaphysique et
toutes les formes d’idéalisme. Mais Boris Lyon-Caen ne s’attache pas
aux essais philosophiques, somme toute assez décevants, de l’auteur de
la Comédie humaine ; au contraire, c’est dans cette
œuvre-monde même qu’il cherche les éléments d’une pensée du roman,
d’une réflexion sur la spéculation théorique et sur ses limites. Balzac
expose en effet, comme en creux, une théorie de la connaissance par les
choix qu’il opère dans ses textes ; Boris Lyon-Caen dévoile cette
« comédie des signes », cette ontologie balzacienne des signes, fondée
sur trois postulats : le texte est une « forme-sens », à la fois
matière et pensée ; le lecteur doit être capable de voir à tous les
niveaux possibles du texte de l’expressivité, un sens virtuel à
dégager ; enfin, la littérature est une « philosophie sans concept »,
une manière de penser libérée des cadres de la logique traditionnelle
et susceptible par là de les remettre en question.»
La suite sur le site de Fabula.