Les sciences de cognition en langue et littérature

Le Laboratoire de Recherche en Rhétorique et Linguistique organise un colloque international sous le thème : « Les sciences de cognition en langue et littérature » les 15-16 novembre 2017 (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université Chouaïb Doukkali, El Jadida, Maroc   ).

Argumentaire :                                  

Le développement des connaissances humaines a beaucoup réduit  la distance entre les différents disciplines et  champs du savoir. De ce fait, nous assistons à l’émergence  d’un nouveau point de vue théorique qui a pour nom : les Sciences de cognition.

C’est une approche qui insiste sur les représentations mentales, les opérations cognitives et leurs relations avec la conscience, l’intelligence, la mémoire, la sélection, le plan mental et les passions.

Ces sciences insistent sur les représentations de l’information, son traitement et sa conversion, c’est-à-dire qu’elles s’intéressent aux entrées (inputs) et aux sorties (outputs) cognitives chez l’être vivant et les machines.

Les sciences de cognition favorisent une transdisciplinarité et cherchent à tendre des ponts entre plusieurs disciplines scientifiques aussi diverses que la psychologie, l’informatique, la linguistique, la neurologie, la philosophie, l’intelligence artificielle, la logique, l’anthropologie, etc.

Toutes ces disciplines qui se partagent le phénomène de la cognition ont, bien entendu, des points de convergence et de divergence,  mais en général, elles essayent, toutes, d’annuler la distance entre les conceptions mentales et les réalisations behavioristes et linguistiques que l’être vivant produit réellement tant que ces dernières ne sont que la traduction de ces conceptions qui déterminent le mode d’intellection  qui, à son tour, détermine les comportements de l’individu, son rapport au monde et ses productions scientifiques et intellectuelles.

Les sciences de cognition ont pu, grâce à cette interdisciplinarité, devenir l’instrument de médiation et d’interaction entre l’individu et son milieu et ont permis ainsi à l’homme d’appréhender le monde et tout ce qui se passe autour de lui aux niveaux cultuel, social, politique, etc.

Et comme la langue est l’outil avec lequel l’individu exprime et dit son milieu,  et la littérature une réalisation linguistique qui élargit encore plus cette conception qu’a l’individu de son milieu,  de son monde et de ses ambitions , alors toutes les deux , la langue et la littérature, représentent une matière assez riche pour une approche scientifique qui aide à revoir d’abord, la fonction de la langue et ensuite, la notion de la littérature dans leurs rapports avec la réalité d’une part et avec le destinataire d’autre part.

Les rapports entre la langue et la littérature d’un côté et entre les sciences de la cognition de l’autre, peuvent permettre l’ouverture d’espaces de dialogue élargis et capables de redonner un nouveau souffle à une méthodologie ouverte sur l’approche linguistique et peuvent aussi rendre l’approche littéraire plus disposée à adopter des problématiques fondamentales qui étaient, jusqu’à présent, absentes des approches structuralistes et formalistes.

Certes, il est vrai que ces approches structuralistes ont rendu un grand service à la littérature, mais il est temps de passer à autre chose et d’essayer d’autres méthodes qui pourraient, à leur tour, offrir aux études littéraires et linguistiques l’occasion de sortir de leur crise.

Axes proposés

         De ce point de vue et pour examiner ces différents processus, nous proposons un colloque qui sera ouvert à toutes les langues et articulé sur les axes suivants :

  • Linguistique et science de cognition : divergence et convergence
  • Langue et construction des représentations
  • Pour une rhétorique cognitive
  • Sciences de cognition et critique

 

Modalités de participation

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 15 avril 2017 à l’adresse suivante :

Touria Uakkas : touriauakkas@gmail.com

Said Jebbar : sajebbar@gmail.com

Le résumé devra contenir le titre de la communication, le nom et le prénom du chercheur, l’organisme de rattachement et les mots-clés.

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