La prose des savoirs et le poème du monde

Ô Nature, ô assemblage infini et éternel

De tes essences et de tes espèces tu remplis l’univers

D’une foule de corps et d’astres divers

et d’innombrable soleils éclairant l’éternel

De planètes, de lunes, et de comètes

de météores, d’astéroïdes, les bolides très nets

existants avec bornes, formes remplissant l’univers

et qui est l’espace, le vide, l’infini, l’immatériel

de toutes les essences, remplit le firmament

de Dieu éternel, infini et tout-puissant

des soleils innombrables éclairant le matériel

des comètes et des lunes, peuplant l’univers

des systèmes solaires, et planétaires

composant des mondes innombrables et des terres

espaces, essences-variés à l’infini et finis

composant l’ensemble des mondes et des paradis.

Le nombre des espèces est fini et incalculable

rien de plus charmant ni de plus agréable.

Ruines et désordre

« Notre mémoire est faite de fragments, de restes, de lambeaux et c’est pourquoi, comme les ruines, elle est toujours à même de nourrir notre nostalgie. Mais elle est animée, excitée, par des détails et c’est pourquoi elle dessine aussi notre avenir. »
Jean-Bertrand Pontalis [[Perdre de vue, Gallimard, 1988, p. 384.]]

Champ épistémique

Un champ épistémique est une aire de la connaissance structurée par un savoir particulier, lequel se forme indissociablement par l’articulation d’un projet cognitif(des concepts, des hypothèses, des représentations structurées) et […]

Éditorial

Cette nouvelle livraison d’ Épistémocritique invite à explorer des territoires du savoir dont les relations avec la littérature vont plus loin et plus profond que la simple allusion ou le […]

PROUST AU LABORATOIRE

Qu’est-ce que savoir? A cette question, les philosophes, les épistémologues, les historiens, les sociologues, les neurobiologistes, bien d’autres encore, s’efforcent depuis longtemps d’apporter des réponses, tantôt modestes et tantôt ambitieuses, mais dont il faut convenir qu’elles ne sont pas parfaitement éclairantes. Peut-être faut-il alors explorer des voies différentes et s’interroger : est-il d’autres manières de forger un savoir sur le savoir ? La réponse proposée ici, grâce à Proust, est : oui — par la littérature.

Luminous Fish. Tales of Science and Love

Lynn Margulis n’est pas n’importe qui. Quand elle évoque dans ses «contes» l’univers de la Big Science, c’est en connaissance de cause. Aujourd’hui couverte d’honneurs (ses archives sont conservées à la Bibliothèque du Congrès), elle a dû beaucoup se battre pour conquérir la place distinguée qui lui est désormais reconnue.

Les Arpenteurs du monde

Il faut imaginer Alexander von Humboldt et Amédée Bonpland en Laurel et Hardy et Carl Friedrich Gauss en Buster Keaton. La comparaison n’est pas soutenable plus d’un bref moment, évidemment, mais elle permet de traduire un peu de l’impression produite sur le lecteur par le traitement tout à fait extraordinaire que Daniel Kehlmann fait subir à ces admirables savants de la grande époque.

Éditorial

Cette seconde livraison d’ Épistémocritique permet d’appréhender l’étendue et la vitalité du domaine de recherche représenté par l’ensemble des interrogations que suscitent les rencontres entre les savoirs et différentes formes […]

Présentation

La littérature s’est-elle jamais distinguée de l’univers des savoirs au point de s’en isoler totalement ? Ne trouve-t-on pas au contraire, dans les œuvres comme dans les réflexions explicites des […]

Éditorial

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