PLASTIR Revue Transdisciplinaire de Plasticité Humaine

«Plastir, mot introduit dans la langue française au XIXe siècle et intrinsèquement lié à la plasticité (ou plassein) depuis l’antiquité grecque, signifie façonner, modeler, épouser la forme ou l’accoucher, la donner. Ce sera le nom de notre nouvelle revue qui symbolise les différents attributs de la plasticité. Celle-ci revêt en effet un sens immédiat – trompeur, galvaudé, ambigu -, celui d’élasticité molle, de passivité, et un sens dynamique caché ou substitué.

«The Media of Life»

THE MEDIA OF LIFE Concordia University, Montréal FRIDAY 11 SEPTEMBER 2009 4.30PM, ROOM LB 646 (1400 DE MAISONNEUVE BLVD WEST) Robert Mitchell Duke University «In this talk, I consider the history of the term “media” in the Romantic era, focusing especially on what we would now describe as its biological sense that is, “media” understood as that which surrounds a living being and allows it to survive and thrive.

Une poésie scientique en prose?

Journée d’études (ouverte au public) : Une poésie scientifique en prose ? Organisée par le groupe de recherche EUTERPE le 13 décembre à partir de 14h PRÉSENTATION La fin de l’Ancien régime et l’Empire marquent l’apogée d’une poésie scientifique en vers qui perd son prestige avec le triomphe du Romantisme, avant d’entamer un lent déclin, jusqu’à la disparition du genre, au début du vingtième siècle.

La prose des savoirs et le poème du monde

Ô Nature, ô assemblage infini et éternel De tes essences et de tes espèces tu remplis l'univers D’une foule de corps et d’astres divers et d’innombrable soleils éclairant l'éternel De planètes, de lunes, et de comètes de météores, d’astéroïdes, les bolides très nets existants avec bornes, formes remplissant l’univers et qui est l’espace, le vide, l’infini, l’immatériel de toutes les essences, remplit le firmament de Dieu éternel, infini et tout-puissant des soleils innombrables éclairant le matériel des comètes et des lunes, peuplant l’univers des systèmes solaires, et planétaires composant des mondes innombrables et des terres espaces, essences-variés à l’infini et finis composant l’ensemble des mondes et des paradis. Le nombre des espèces est fini et incalculable rien de plus charmant ni de plus agréable.

Table des matières

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Actes du colloque « La Poésie scientifique, de la gloire au déclin »,  Montréal, 15-17 septembre 2010 Table des matières Introduction 5 Vues d’ensemble : un débat insoluble ? 19 Muriel Louâpre – La poésie scientifique : autopsie d’un genre 21 Jean-Pierre Luminet – Renaissance de la poésie scientifique : 1950-2010 43 Un genre partout établi ? 67 Philippe Chométy – « Mûrir sans vieillir jamais ».

Ruines et désordre

« Notre mémoire est faite de fragments, de restes, de lambeaux et c’est pourquoi, comme les ruines, elle est toujours à même de nourrir notre nostalgie. Mais elle est animée, excitée, par des détails et c’est pourquoi elle dessine aussi notre avenir. » Jean-Bertrand Pontalis [[Perdre de vue, Gallimard, 1988, p. 384.]]

Champ épistémique

Un champ épistémique est une aire de la connaissance structurée par un savoir particulier, lequel se forme indissociablement par l’articulation d’un projet cognitif(des concepts, des hypothèses, des représentations structurées) et d’un ensemble de pratiques. Le «champ épistémique» en général = tout le domaine de la connaissance quand celle-ci s’efforce de construire des représentations validables par l’expérience et l’analyse.

Épistémocritique

L’ Épistémocritique désigne une méthode d’analyse littéraire qui a pour but de mettre en évidence les modes et les effets de la référence aux savoirs dans l’élaboration d’un texte. Elle suppose une mise en contexte précise, attentive aux champs épistémiques dont les marques sont repérables dans le texte, au niveau linguistique comme au niveau des figures ou des représentations plus abstraites.

Éditorial

Cette nouvelle livraison d’ Épistémocritique invite à explorer des territoires du savoir dont les relations avec la littérature vont plus loin et plus profond que la simple allusion ou le recyclage plus ou moins habile. Hervé-Pierre Lambert apporte à la lecture de Proust une information rarement prise en compte par les proustiens: pour les neurosciences, la Recherche n’est pas une référence vaguement littéraire destinée à montrer une certaine culture, elle est par bien des côtés un énoncé qui préfigure les théories contemporaines.

PROUST AU LABORATOIRE

Qu'est-ce que savoir? A cette question, les philosophes, les épistémologues, les historiens, les sociologues, les neurobiologistes, bien d’autres encore, s’efforcent depuis longtemps d’apporter des réponses, tantôt modestes et tantôt ambitieuses, mais dont il faut convenir qu’elles ne sont pas parfaitement éclairantes. Peut-être faut-il alors explorer des voies différentes et s’interroger : est-il d'autres manières de forger un savoir sur le savoir ? La réponse proposée ici, grâce à Proust, est : oui -- par la littérature.

Luminous Fish. Tales of Science and Love

Lynn Margulis n’est pas n’importe qui. Quand elle évoque dans ses «contes» l’univers de la Big Science, c’est en connaissance de cause. Aujourd’hui couverte d’honneurs (ses archives sont conservées à la Bibliothèque du Congrès), elle a dû beaucoup se battre pour conquérir la place distinguée qui lui est désormais reconnue.

Les Arpenteurs du monde

Il faut imaginer Alexander von Humboldt et Amédée Bonpland en Laurel et Hardy et Carl Friedrich Gauss en Buster Keaton. La comparaison n’est pas soutenable plus d’un bref moment, évidemment, mais elle permet de traduire un peu de l’impression produite sur le lecteur par le traitement tout à fait extraordinaire que Daniel Kehlmann fait subir à ces admirables savants de la grande époque.

Éditorial

Cette seconde livraison d’ Épistémocritique permet d’appréhender l’étendue et la vitalité du domaine de recherche représenté par l’ensemble des interrogations que suscitent les rencontres entre les savoirs et différentes formes d’activité artistique, en commençant par la littérature. Dans «Poe : Expérience de pensée, la pensée comme expérience», Sydney Lévy met en évidence la subtilité de la machinerie intellectuelle que recèle un conte de l’écrivain américain; Hervé-Pierre Lambert, dans «Littérature, arts visuels et neuroesthétique» balise avec rigueur et érudition un champ d’investigation connu jusqu’ici de manière souvent limitée et fragmentaire; Liliane Campos révèle aux lecteurs francophones la profondeur de la référence scientifique chez l’un des plus grands auteurs dramatiques contemporains dans «Le modèle scientifique dans le théâtre de Tom Stoppard»; Paul Braffort, dans la seconde partie de «La Deuxième vie de Michel Petrovitch», poursuit sa mise en lumière d’un personnage exceptionnel de l’histoire de la science moderne.

Savoirs à l’oeuvre. Essais d’épistémocritique

Stendhal: Armance entre savoir et non-savoir; Jarry: Les Savoirs du Surmâle; La Raison de Roussel; L’Initiative aux mots: la linguistique de Mallarmé; Littérature et complexité: Le cas Lautréamont; La Dissymétrie: Saussure et Karcevsky; Ecire en langues: la linguistique d’Artaud; Le polylogue poétique de Valery Larbaud; Les Dangers de la curiositié: Désir de savoir et logophilie chez Paul Tisseyre-Ananké; Michel Serres et le mystère des origines; Les Trois savoirs de la fiction.

Présentation

La littérature s’est-elle jamais distinguée de l’univers des savoirs au point de s’en isoler totalement ? Ne trouve-t-on pas au contraire, dans les œuvres comme dans les réflexions explicites des écrivains sur leur projet, la trace d’une imbrication toujours présente et active, parfois centrale ? En voulant faire de l’entreprise littéraire et de l’entreprise scientifique des champs à l’identité close, notre culture ne s’est-elle pas rendue partiellement aveugle à la réalité d’un fondement cognitif commun ?

Éditorial

La littérature s’est-elle jamais distinguée de l’univers des savoirs au point de s’en isoler totalement ?Ne trouve-t-on pas au contraire, dans les œuvres comme dans les réflexions explicites des écrivains sur leur projet, la trace d’une imbrication toujours présente et active, parfois centrale ? En voulant faire de l’entreprise littéraire et de l’entreprise scientifique des champs à l’identité close, notre culture ne s’est-elle pas rendue partiellement aveugle à la réalité d’un fondement cognitif commun ?La connaissance peut prendre bien des formes et sait, selon les besoins et les moments, forger des outils très divers.