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14 – Vivre avec la catastrophe, vivre avec l’image

La catastrophe est un sujet de choix dans l’univers des images. Elle est à la source d’une multitude d’imagiers aux ramifications infinies qui alimentent nos fantasmes et fournissent à nos angoisses des supports de compensation, sans craindre de réitérer jusqu’à l’écœurement des procédés tapageurs. Les photographes sont couramment de grands pourvoyeurs de cet ordinaire du spectaculaire ; toutefois parmi eux des artistes choisissent d’en prendre le contrepied, ils réalisent des photographies qui sollicitent notre vigilance en privilégiant une exaltation poétique au détriment d’une efficacité immédiate. Nous commencerons par regarder une photographie de guerre atypique mais célébrissime, prise en 1855 par Roger Fenton. The Valley of the Shadow of Death est emblématique d’une pratique photographique qui explore les limites esthétiques du médium. Robert Adams et Wout Berger s’appuient comme Fenton sur les codes de la figuration picturale et utilisent la photographie pour en faire l’instrument d’une critique contre les désastres écologiques. Leur pratique est également une véritable ressource contre l’imposture véhiculée par les images et dont nous sommes les victimes consentantes.

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13 – Les gestes des préhistoriques comme ressource de l’art contemporain

Il s’agit de revisiter, dans une première partie, la notion de geste au travers des œuvres des préhistoriques. Les facultés d’attention, de perception, de création mettent en évidence la complexité qu’engage le geste dessiné. S’attachant aux œuvres de Giuseppe Penone, de Patrick Neu et Miguel Barceló, l’article montre dans une seconde partie l’appropriation de ces gestes dans certaines œuvres de ces artistes.

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