Médecine et pauvreté

Louis-Ferdinand Céline est demeuré médecin et écrivain jusqu’à la fin de sa vie. La médecine et l’écriture étaient-elles pour lui des pratiques continues ou discontinues? Le savoir médical compte-t-il pour quelque chose dans cette écriture, ou est-ce seulement la posture du médecin qui est significative? Quel est le sens de cette attirance qui a toujours porté Céline vers la pauvreté, et qui s’est manifestée tant dans sa pratique médicale que dans son activité d’écrivain?

La Vie devant soi : splendeurs et misères du savoir médical

La présente étude se propose d’examiner, dans une approche épistémocritique, les différentes modalités de fonctionnement du savoir médical dans La Vie devant soi. Nous ne ferons qu’en noter la fonction référentielle — l’illusion de la réalité d’un univers marqué par le vieillissement, la maladie et la mort passant obligatoirement par l’introduction d’une composante médicale —, pour nous concentrer sur l’analyse de fonctions plus spécifiques.

Littérature, arts visuels et neuroesthétique

Grâce à l’arrivée de l’imagerie fonctionnelle il y a vingt-cinq ans et aux progrès continus réalisés depuis, il est maintenant possible de dresser la carte directement de l’activité du cerveau durant des tâches de perception et d’activité chez des sujets normaux. Fondée sur ces découvertes, la dernière décennie a ainsi observé des bouleversements majeurs dans la compréhension du cerveau musical. Dans cet article, nous nous sommes cependant limité aux relations de la neurologie essentiellement avec la littérature et les arts visuels.